Radiographie, scanner, IRM : quelles différences ?

L’imagerie médicale a fait son apparition avec la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen (physicien allemand) en 1896 et se développe au cours de la Première Guerre mondiale, avec notamment la mise en place, par Marie Curie, de voitures radiologiques qui sillonnent les champs de bataille pour repérer les éclats d’obus chez les soldats blessés.

Imagerie médicale : outil de diagnostique et de dépistage

L'imagerie médicale est un ensemble de techniques consistant à mettre en image différentes régions ou différents organes de l'organisme qui s’avère indispensable dans le dépistage et la prise en charge efficace de nombreuses maladies.

L’imagerie médicale n’a cessé d’évoluer, de se perfectionner et de proposer des technologies de plus en plus précises, performantes et novatrices. L'imagerie recouvre à une grande variété de technologies telles que les ondes radio et rayons X, la radioactivité de certains éléments et les champs magnétiques. Cependant, la radiographie, le scanner et l’IRM n'utilisent pas les mêmes techniques et ne sont pas employés dans les mêmes objectifs. Zoom sur leurs principes et fonctionnement.

La radiographie : les rayons X

La radiographie utilise des rayons X qui traversent le corps humain en étant plus ou moins absorbés par les tissus selon leur densité. Elle permet d'obtenir des clichés en deux dimensions de structures "pleines" à des fins diagnostiques ou thérapeutiques, comme le souligne l'article "Radiologie" du magazine Le Figaro.

Cette technique est donc bien adaptée à l'observation des os et des articulations. L'orthopédie, la rhumatologie, ou encore l'orthodontie, utilisent la radiographie pour étudier les traumatismes (fractures, etc.), les déformations du squelette, ou encore l'implantation des dents.

La cancérologie y a également recours dans certaines indications, pour observer des tumeurs au niveau des poumons ou des seins par une mammographie, examen devenue systématique de prévention du cancer du sein. Il est aussi possible de visualiser certains organes ou parties creuses, habituellement invisibles aux rayons X, en les "remplissant" d'un produit de contraste opaque : c'est la radiographie de contraste

Le scanner : des images en 3D

C’est un examen indolore qui peut être abdominal, cérébral, thoracique… Le scanner, permet de visualiser les organes en 3D sous forme de coupes, précise l'article de Futura Santé  "IRM, scanner, radiographie, quelles différences ?". Il utilise lui aussi des rayons X émis pas un tube qui tourne autour du patient. Une succession d'images du corps sont prises à 360° grâce à des capteurs situés de part et d'autre du patient et qui mesurent l'absorption des tissus.

Le scanner permet de visualiser une modification de volume ou une anomalie de structure (tumeur, embolie, anévrisme...). Il permet aussi d'obtenir des images d'anomalies vasculaires (embolies, rétrécissements des artères coronaires,...), d'étudier une structure osseuse ou une zone donnée avant une opération chirurgicale. Il peut aussi être utilisé en chirurgie pour renseigner les médecins sur les zones où l'intervention est envisagée, ainsi qu'en cancérologie pour contrôler la réponse à la chimiothérapie ou guider les biopsies.

L’IRM : mieux voir les organes, notamment le cerveau

Trois petites lettres pour désigner un procédé complexe, l’imagerie par résonance magnétique.

Plus simplement, comme l'explique l’article "Imagerie médicale" de santé magazine, il permet d’obtenir des vues en 2D ou en 3D de certaines parties du corps comme le système nerveux central, les muscles, les vaisseaux, les os…

Pour se faire, l'IRM utilise les ondes magnétiques pour visualiser la structure anatomique du corps en volume. On distingue l'IRM anatomique de l'IRM fonctionnelle, deux variants détaillés dans l'article "Scanner, IRM, radio : quel examen pour quelle indication ?" du site Allo Docteurs.

Pour toutes ces techniques, des produits de contraste peuvent être employés pour mieux voir certains organes. En clair, l'IRM est idéale pour obtenir une image détaillée d'une partie du corps donnée. 

En résumé

La radiographie permet d’étudier l’état de votre squelette et de certains organes (poumons, abdomen, seins…).

Le scanner et l'IRM sont deux techniques complémentaires prescrites par les spécialistes en fonction de ce qu'ils recherchent. Alors que le scanner offre de bonnes images en trois dimensions, l'IRM permet de voir les organes plus en détails, en particulier le cerveau. Pour l'une ou l'autre de ces méthodes d'imagerie médicale, le patient n'a qu'à s'allonger dans une machine et attendre que celle-ci fasse son travail comme le conclu l'article de Tendances, "IRM et scanner, quelles différences?".

 

Le saviez vous ?

Ces dernières années, une nouvelle génération d'appareils s'est développée : l'IRM à champ ouvert. C’est un choix idéal pour les patients qui préfèrent éviter les espaces confinés.

Dans ce cas, le patient n'est pas poussé dans un dispositif en forme de tunnel, mais s’installe entre deux grandes plaques horizontales. Les côtés sont entièrement ouverts, créant ainsi un champ de vision ouvert permettant de garder le contact avec l'environnement.

L'IRM à champ ouvert n'est pas seulement une alternative adaptée aux patients claustrophobes trop anxieux face à une IRM classique.

Il offre également des avantages évidents pour d’autres types de patients :

  • Patients souffrant d'obésité sévère
  • Jeunes enfants
  • Personnes invalides
  • Athlètes de haut niveau) à forte masse musculaire

Vous recherchez un appareil d’IRM à champ ouvert dans votre région? Voici une liste non exhaustive d’appareils à champ ouvert ou à large tunnel disponibles dans divers services de radiologie.

 

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